Réconciliation

Je vis et j’œuvre sur le territoire non cédé du Ndakina, la terre ancestrale du peuple W8banaki (Abénakis), partagée aussi avec la Nation Wendat.
Ce territoire, que les W8banaki appellent aln8ba8dwaw8gan, « notre territoire », s’étendait bien au-delà des frontières actuelles du Québec : vers le Maine, le Vermont, le New Hampshire…
Dans la MRC de Lotbinière, la présence autochtone remonte à des millénaires. Des traces matérielles, des récits, des relations encore vives en témoignent.

J’emploie ici le mot réconciliation dans le sens de la Vérité et Réconciliation, comme un processus lent, situé et toujours inachevé.

Groupes distincts des premiers peuples

Ces images évoquent les trois groupes distincts des peuples autochtones, chacun porteur de réalités, d’histoires et de cultures qui lui sont propres.

Être alliée des
Peuples autochtones

Je parle ici depuis ma propre position : femme allochtone, ethnologue de formation, habitante du territoire de la MRC de Lotbinière.
Je ne parle pas à la place de, mais je m’engage à écouter, reconnaître, réparer, transformer.

Je crois que la réconciliation commence par des gestes simples, mais profonds :

🪶 ralentir
🪶 apprendre ce qui s’est réellement passé
🪶 reconnaître les blessures toujours vives
🪶 se questionner sur nos privilèges, nos silences
🪶 créer des espaces pour retisser du lien

Inscrite au certificat en études autochtones à l’Université Laval, je désire approfondir ma compréhension, ma posture et ma responsabilité.

L'autochtonisation

À travers Chemin des territoires, je souhaite offrir des passages vers un vivre-ensemble plus vrai :

🪶 des marches d’écoute du territoire

🪶 des récits enracinés dans la mémoire plurielle des lieux

🪶 des ateliers où le corps, les mots et les silences ont leur place

🪶 un engagement éthique dans ma posture d’ethnologue, de guide, d'accompagnatrice

Pour la dignité humaine

Réconcilier, ce n’est pas refermer une blessure.
C’est apprendre à la regarder en face, ensemble.
Et à marcher, autrement.

La réconciliation avec le territoire passe aussi par l’apprentissage de pratiques responsables, respectueuses des milieux et de leurs histoires.

« Nos récits sont notre force. Ils disent qui nous sommes et d’où nous venons. »

Alanis Obomsawin, W8banaki (Odanak)

Traduction libre