Marcher pour habiter le monde

Marcher, c’est entrer dans un espace suspendu.
Un seuil entre ce que l’on était il y a cinq minutes
et ce que l’on deviendra dans cinq pas.

La marche n’est pas qu’un déplacement.
C’est un geste humain ancien, un rythme intérieur,
une manière d’apprivoiser le monde quand tout devient trop bruyant.

Elle délie, apaise, ouvre.
Elle redonne une présence que nos vies accélérées nous dérobent.

Ici, je vous propose une exploration simple.

Pourquoi marchons-nous ?
Qu’est-ce que le corps comprend avant la tête ?
Et comment la marche peut-elle nous ramener
vers ce qui compte vraiment ?

Mon chemin 
Ce que la marche m’a appris

Je marche parce que pour moi, c’est là que tout devient plus vrai.

Sur les longues randonnées, dans la solitude du sentier, sur les routes du Québec ou de Compostelle, j’ai rencontré des seuils : des espaces où le corps parle plus fort que la tête, où l’âme se dépose, où l’esprit retrouve du sens.

La marche est pour moi une forme de méditation active.
Pas après pas, je me dépose dans le moment présent.
Je respire avec le territoire. Je m’aligne avec le vivant.

Comme ethnologue et marcheuse, j’observe comment :

  • le paysage transforme nos émotions,

  • le rythme apaise la pensée,

  • le silence révèle ce qu’on ne voulait pas voir,

  • le territoire devient un miroir : parfois doux, parfois brutal.

Marcher m’a appris la lenteur, la présence, la réparation, l’écoute.
Et surtout ceci : le chemin transforme autant que la destination.

Et vous,
Pourquoi marchez-vous?

Derrière chaque pas, il y a un appel.
Une envie de s’éloigner, de se retrouver, de respirer, de comprendre, de laisser tomber quelque chose, d’en reprendre d’autre.

Je vous invite à explorer ce qui bouge en vous quand vous marchez.
Voici quelques questions pour ouvrir l’espace :

  • Qu’est-ce que vous cherchez vraiment lorsque vous partez marcher ?
  • Quel paysage vous apaise, et pourquoi ?

  • Que dit votre corps quand il ralentit ?

  • Qu’est-ce qui vous revient, toujours, après quelques kilomètres ?

La marche devient alors une pratique de connaissance de soi : douce, sensible, accessible.

Marcher en conscience, c’est aussi apprendre à minimiser nos traces sur les sentiers, dans les écosystèmes, dans les communautés.

Un Journal de marche sera bientôt disponible  pour celles et ceux qui souhaitent poursuivre la réflexion.

 

Le territoire est un livre qui se dévoile à chaque pas.